Beatmaking · 13 décembre 2023

Les genres musicaux les plus populaires en beatmaking

Hip-hop, électro, rock, jazz, house, classique... Découvrez les genres musicaux phares du beatmaking et comment les beatmakers les sample pour créer leurs propres univers.

Les genres musicaux les plus populaires en beatmaking

Le beatmaking est un art consistant à créer des rythmes et des mélodies en utilisant principalement des instruments électroniques, tels que les synthétiseurs, les samplers et les logiciels de production musicale. Dans le beatmaking, de nombreux genres musicaux peuvent être explorés et mélangés pour produire des créations uniques et innovantes.

Le hip-hop, pilier du beatmaking

Parmi les genres musicaux les plus populaires en beatmaking, on retrouve tout d'abord le hip-hop. Le hip-hop est un style musical urbain né dans les quartiers défavorisés des États-Unis dans les années 1970. Il se caractérise par ses rythmes percussifs saccadés, ses basses lourdes et saturées et ses paroles récitatives ou chantées.

Les beatmakers s'inspirent des racines du hip-hop et du rap pour créer des boucles rythmiques puissantes :

  • Ils utilisent des samples de batteries funk ou disco pour constituer la base rythmique.
  • Ils ajoutent des boucles de basse profondes, groovy et répétitives pour donner de la gravitas.
  • Ils incorporent des samples de voix issus de dialogues de films, d'interviews ou de discours pour un effet storytelling.
  • Ils intègrent des bruits et effets vinyle, des scratches, des sons de cordes et de cuivres pour dynamiser le beat.
  • Ils usent de techniques comme le chopping et le time-stretching pour déstructurer et réarranger de manière créative les samples.

Résultat : des instrumentales hip-hop percutantes et dansantes, prêtes à accompagner les flows des rappeurs.

L'électro et ses rythmes synthétiques

Autre pilier du beatmaking : l'électro. L'électro regroupe de nombreux sous-genres électroniques dance tels que la techno, la house, la breakbeat...

Les beatmakers puisent dans l'énergie de l'électro pour fabriquer des rythmiques dynamiques et dansantes :

  • Ils utilisent des boîtes à rythmes et des synthétiseurs pour programmer des lignes de basse acides et des charleys vivaces.
  • Ils ajoutent des nappes de synthés, des arpèges, des effets et des vocoders pour donner une dimension mélodique.
  • Ils intègrent des samples vocaux pour un côté plus organique.
  • Ils usent d'effets comme le filtering, le sidechain, le pitch bending pour animer les sons.
  • Ils structurent le morceau de façon énergique avec des drops, des breaks et des builds.

Résultat : des beats électro syncopés et dansants aux sonorités technologiques.

Le rock et ses guitares saturées

Le rock, dans toute sa diversité, est aussi une influence majeure en beatmaking.

Les beatmakers s'inspirent des guitares rugissantes, de l'énergie rebelle et des mélodies accrocheuses du rock sous toutes ses formes :

  • Ils sample des riffs de guitare rock et les intègrent comme hooks.
  • Ils ajoutent des lignes de basse rondes et grasses inspirées du rock.
  • Ils utilisent des samples de batteries rock jouées en live pour un rendu organique.
  • Ils puisent dans le rock psychédélique pour des sonorités plus éthérées et planantes.
  • Ils incorporent des solos et des effets de guitare shreddés, distordus ou saturés.
  • Ils s'inspirent du rock progressif pour des compositions complexes et changeantes.

Avec ces éléments, ils parviennent à insuffler de l'énergie et de la substance rock dans leurs productions électroniques.

Le jazz et ses instruments

Le jazz est une autre influence majeure, apportant toute sa richesse mélodique et rythmique au beatmaking.

Les beatmakers s'imprègnent de l'esprit du jazz pour donner une couleur acoustique à leurs créations :

  • Ils samplent des solos de trompette, de saxophone ou de piano jazz virtuoses.
  • Ils utilisent des samples de contrebasse jouée en slap ou en pizzicato.
  • Ils découpent des breaks de batterie jazz syncopés et complexes.
  • Ils ajoutent des riffs de cuivres et des lignes de basse walking pour un rendu swing.
  • Ils intègrent des voix de crooners et de chanteuses jazz.
  • Ils s'inspirent du latin jazz pour des rythmiques chaloupées et dansantes.

Le jazz apporte ainsi de la virtuosité instrumentale, de la musicalité et de la sophistication rythmique au beatmaking.

Les musiques électroniques

Les musiques électroniques contemporaines comme la techno, la house, la trance, le dubstep ou encore la drum'n'bass sont évidemment des terrains de jeu de prédilection pour les beatmakers.

Ils puisent allègrement dans cette palette infinie de sons pour créer leurs productions :

  • Ils utilisent des synthés analogiques ou numériques pour des arpèges hypnotiques ou des basses lourdes.
  • Ils incorporent toutes sortes d'effets audacieux comme le glitch, le bitcrushing, le time stretching, les risers...
  • Ils s'inspirent des structures dynamiques de ces musiques avec leurs drops et leurs breaks accentués.
  • Ils condensent plusieurs influences, passant de la house à la techno puis au hip-hop sur un même beat.
  • Ils puisent dans le vaste répertoire de samples issus de ces genres.

Les musiques électroniques constituent ainsi une fabuleuse boîte à outils créative pour les beatmakers.

La pop et ses mélodies

La musique pop mainstream est elle aussi une source d'inspiration assumée en beatmaking.

Les beatmakers s'approprient ses codes pour injecter des mélodies pop accrocheuses dans leurs productions :

  • Ils samplent des hooks et des refrains pop entêtants.
  • Ils pompent dans les formats de chansons classiques couplet-refrain.
  • Ils s'inspirent des mélodies entraînantes et dansantes de la pop.
  • Ils reprennent des paroles iconiques de tubes pop pour les détourner.
  • Ils remixent des classiques pop en y apportant une signature électronique personnelle.

La pop fournit ainsi aux beatmakers des mélodies imparables à réinterpréter et à détourner dans leurs créations.

La musique classique

Enfin, les œuvres des grands compositeurs classiques sont aussi une riche source d'échantillons et de réappropriations pour les beatmakers :

  • Ils choppent des morceaux d'orchestre et de chœurs lyriques pour un rendu dramatique.
  • Ils intègrent des solos virtuoses de piano ou de violon.
  • Ils ajoutent des cordes et des cuivres de manière sporadique comme des stabs.
  • Ils isolent des instants d'une symphonie et les répètent en boucle.
  • Ils accélèrent un morceau baroque pour lui donner un rendu frénétique.
  • Ils ralentissent un concerto en ajoutant des effets pour un résultat éthéré.
  • Ils découpent et réassemblent des parties d'œuvres pour créer de nouvelles progressions.
  • Ils ajoutent des breaks hip-hop ou électro sur des samples classiques pour un résultat hybride.

La musique classique permet ainsi aux beatmakers d'introduire profondeur et sophistication dans leurs productions.

Conclusion

En conclusion, le beatmaking puise dans une diversité impressionnante de genres musicaux pour créer ses propres couleurs.

Des classiques comme le hip-hop, l'électro et le rock aux genres plus modernes comme le jazz, la musique électronique, la pop ou la musique classique, tout est matière à expérimenter.

Les combinaisons et les emprunts entre ces différents univers musicaux sont infinis. C'est ce qui fait la richesse du beatmaking.

Grâce aux samples, aux boucles, aux synthés et aux logiciels de MAO, le seul limite est l'imagination du beatmaker.

Il peut réinventer les genres musicaux à sa sauce pour créer des productions uniques et nouvelles, au croisement de toutes ses influences.

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Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le sujet

Quels sont les genres musicaux les plus populaires en beatmaking ?+

Le hip-hop et le rap restent le terrain historique du beatmaking, avec leurs dérivés comme la trap, la drill ou le boom bap. Les musiques électroniques (house, techno, drum and bass, dubstep) sont aussi très présentes, tout comme la pop, l’afrobeat ou le lo-fi. Les beatmakers puisent également dans le jazz, le rock, la soul, le funk ou la musique classique pour leurs samples. La force du beatmaking est justement de mélanger ces influences pour créer des productions hybrides et une signature personnelle.

Quelle différence entre trap, drill et boom bap ?+

Le boom bap, né dans le rap new-yorkais, repose sur des batteries lourdes et samplées, souvent issues de disques funk ou soul, avec un groove posé autour de 85 à 95 BPM. La trap se reconnaît à ses charleys rapides et roulés, ses basses 808 très présentes et ses ambiances sombres, sur un tempo souvent compté en demi-temps. La drill, venue de Chicago puis développée au Royaume-Uni, reprend des éléments de la trap avec des rythmiques plus syncopées, des basses glissantes et une atmosphère tendue. Chaque genre a ses codes, qu’il faut connaître avant de les détourner.

Pourquoi le sampling est-il si important dans le hip-hop ?+

Le hip-hop s’est construit sur le sampling : dès ses débuts, les DJs et producteurs ont réutilisé des breaks de batterie et des boucles de disques funk, soul ou jazz pour créer de nouveaux morceaux. Le sampling permet de recontextualiser un extrait, de le découper (chopping), de le ralentir, de l’accélérer ou de le pitcher pour en faire quelque chose de neuf. Attention cependant : pour publier un morceau contenant un sample protégé, il faut en principe obtenir l’autorisation des ayants droit, ou utiliser des samples libres de droits.

Peut-on sampler de la musique classique ou du jazz ?+

Oui, ce sont des sources très riches : cordes, chœurs, piano, cuivres, solos de saxophone ou contrebasse apportent profondeur et musicalité à un beat. Mais il faut distinguer l’œuvre de l’enregistrement. Une œuvre classique peut être tombée dans le domaine public, alors que l’enregistrement que tu samples appartient souvent encore à un producteur ou à un label. Pour un projet publié, utilise des enregistrements libres de droits, des banques de sons sous licence, ou rejoue toi-même la partie avec des instruments virtuels.

Comment choisir son style quand on débute en beatmaking ?+

Commence par le genre que tu écoutes le plus et que tu connais le mieux : tu en maîtrises déjà les codes à l’oreille. Analyse quelques morceaux de référence (tempo, structure, sons de batterie, place de la basse) et essaie d’en reproduire l’esprit, sans copier les mélodies. Explore ensuite d’autres genres pour enrichir ta palette. Avec le temps, ta signature naîtra du mélange de tes influences. Garder un style identifiable aide aussi les artistes à savoir pourquoi venir te chercher.

Quel logiciel utiliser pour produire différents genres musicaux ?+

Tous les grands logiciels de production permettent de produire n’importe quel genre : FL Studio est très présent dans la trap et le rap, Ableton Live dans les musiques électroniques et le live, Logic Pro dans la pop et la production de chansons sur Mac. Le genre dépend surtout de tes sons, de ton arrangement et de ton mixage, pas du logiciel. La formation Beatmaking de Sound Academy se déroule sur Ableton Live, en studio à Paris ou à Marseille, et aborde la composition, le sound design, l’arrangement et le mixage.

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